Le Bouddha avait un cousin nommé Devadatta. Jaloux, il avait juré sa perte. Un jour, Devadatta convainc le roi du Magadha de lâcher dans les rues de la capitale son plus terrible éléphant, nommé Nalagiri, à l’heure où le Bouddha parcourait habituellement les rues pour recueillir ses aumônes. La légende rapporte que le Bouddha, à l’étonnement de tous, dompta la bête et l’obligea à s’agenouiller en tremblant devant lui, parce qu’il avait envoyé vers elle les forces d’amour qu’il portait en lui... Seul face au fauve, il déclara : « Nalagiri, toi que les mahouts ont enivré avec seize pots d’arack, cesse donc de gaspiller ton énergie. Viens à moi et écoute plutôt ce que j’ai à te dire. » A ces mots, l’éléphant s’imobilise. Les vapeurs de l’alcool se dissipent. Sa trompe menaçante retombe, et ses oreilles s’agitent en signe de reconnaissance.
Bouddha soumet Nalagiri
mardi 12 juillet 2011, par Sébastien Duffillot
